• La nourriture(suite de la traduction de TheSocial Life of Small Urban Spaces, de W.H. Whyte... et nous en sommes à la moitié du livre)

    Si vous voulez développer des activités dans un lieu, mettez-y de la nourriture. A New-York, sur chaque plaza ou volée d'escaliers avec un minimum de vie sociale, vous trouverez quasiment toujours un marchand de nourriture dans un coin, et un groupe de gens autour de lui, occupés à manger, à bavarder, ou juste à être là.

    Les vendeurs ont du flair pour repérer les lieux qui marchent. Et ils y ont intérêt. Ils testent le marché en permanence, et si les affaires sont florissantes à un endroit, d'autres vendeurs ne vont pas tarder à venir s'y mettre. Ceci va attirer davantage de gens, donc d'autres vendeurs, et il peut finir par y avoir tellement de monde que le flux des piétons s'en trouve congestionné. A l'avant de Rockefeller Plaza durant les vacances de Noël, nous avons compté une quinzaine de vendeurs sur une section de 12 mètres, la plupart d'entre eux proposant des bretzels chauds.

    Les autorités déplorent tout cela. Il y a suffisamment de règles pour rendre illégales les activités des vendeurs, agréés ou non, dans tout endroit où ils font de bonnes affaires. Les commerçants tannent systématiquement la police pour qu'elle fasse respecter la réglementation. Dans Midtown et Downtown, la principale activité visible de la police consiste à faire la chasse aux ambulants. Quelquefois, la police arrive avec un camion pour évacuer les installations. Ce genre de confrontation attire en général des foules, qui sont clairement du côté des vendeurs. Et elles ont bien raison, car ceux-ci sont devenus par défaut les principaux ravitailleurs de la vie extérieure de la cité. S'ils prospèrent, c'est parce qu'ils répondent à une demande qui n'est pas prise en charge par les commerces officiels. Les plazas sont particulièrement révélatrices : on n'en trouve quasiment pas une qui ait été construite sans avoir à démolir des restaurants ou des petits selfs. De ce fait, le vendeur remplit un vide, et cela devient particulièrement clair lorsqu'il est mis dehors. Une grande partie de la vie du lieu s'en va avec lui.

     

     


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  • "Traitement paysager"Vu ces temps-ci dans un dossier de Plan local d'urbanisme (PLU), l'expression "traitement paysager" sur un dessin d'espaces publics prévus dans le cadre de schémas d'aménagement de nouveaux quartiers. Il est même question d' "appliquer un traitement paysager", à la manière dont on appliquerait un traitement contre les pucerons à une plate-bande de rosiers.

    Cette expression a un côté magique (on "applique un traitement paysager" à un espace sans qualité, pschitt pschitt, et hop, le voilà tout pimpant), mais elle ne renseigne pas tellement sur ce qu'il s'agit de faire concrètement, si ce n'est solliciter un paysagiste professionnel qui va arriver avec sa boîte à outils pleine d' "aménités" et de jolis mots ("valoriser", "affirmer", "mailler", "liaisonner", "recoudre", etc). Si ça se trouve, le résultat peut être très bien à l'arrivée, et mes pinaillages sémantiques n'ont peut-être aucun intérêt. Mais plutôt que laisser le paysagiste définir seul les modalités de son "traitement", la collectivité pourrait peut-être lui donner quelques directives, à supposer qu'elle ait des idées, ou même laisser la porte ouverte à un travail avec les habitants, ce qui permettrait de renforcer la dimension "usages" du projet.

    Photo : "traitement paysager" appliqué au parc André Citroën, à Paris.


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  • Voeux de mairesSamedi dernier, le maire de la commune morbihannaise de K. présente ses vœux à la population, et il commence très fort : "Aujourd'hui, les élus n'ont plus le moindre pouvoir décisionnel". La veille, son voisin de la commune de M. avait fait dans le même registre : "Être maire est de plus en plus difficile. On ne peut plus prendre de décisions, mais on doit assumer toutes les responsabilités. Si le rôle de maire se résume à cela, je dis non". On peut bien sûr comprendre ces manifestations d'amertume de la part de maires âgés, qui ont l'impression de voir leurs communes se dissoudre dans des "intercos" lointaines et bureaucratiques. Mais voici qu'aujourd'hui, je prends connaissance de l'excellente brochure "Cœurs de villes et de villages accessibles à tous", éditée récemment par le CEREMA (extrait ci-contre) et présentant un "recueil de belles pratiques" dans 23 localités françaises, pour la plupart de petite taille. On y découvre d'enthousiasmantes réalisations, portant par exemple sur la convivialité des espaces publics ou sur la place du piéton.

    Ceci confirme que les élus locaux conservent la possibilité d'investir (et pourquoi pas de conquérir) des espaces de liberté, ouverts à l'imagination, quand bien même leurs moyens financiers sont faibles. L'aménagement des espaces publics pour les rendre plus accueillants est un des domaines dans lesquels les élus peuvent exprimer une volonté de bien faire, sans trop de risques de se faire rembarrer par l’État ou de devoir se justifier par rapport aux 27 "plans et programmes" applicables à la commune. Le bon vieux temps où les maires pouvaient arranger leurs concitoyens en distribuant généreusement des droits à construire est certes en partie révolu, mais rien n'interdit à ces élus de devenir forces de proposition dans des domaines préservés de la frénésie normative et où ils demeurent pleinement compétents - les sociotopes en font partie. Espérons que les élus de 2020 sauront occuper ce terrain et y trouver une source de motivation et de satisfaction.


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  • L'eau(suite de la traduction de "The Social Life of Small Urban Spaces")

    L'eau est un autre élément agréable, et les concepteurs composent plutôt bien avec elle. Les nouvelles plazas et les parcs l'offrent sous des formes variées : des cascades, des murs d'eau, des rapides, des rigoles, des mares tranquilles, des tunnels d'eau, des ruisseaux sinueux, des fontaines de toutes sortes. Il n'y a qu'une chose importante qui fasse défaut : l'accès.

    Une des meilleures choses avec l'eau, c'est son aspect et sa sensation. J'ai toujours pensé que l'eau sur Seagram Plaza semblait inhabituellement liquide, et je pense que c'est parce que vous pouvez y plonger les mains si l'envie vous en prend. Les gens le font tout le temps : ils y mettent les mains, les orteils, les pieds et, s'ils commencent à s'éclabousser, il ne va pas y avoir un gardien à se précipiter pour le leur interdire.

    Mais dans beaucoup d'endroits, l'eau est seulement là pour être regardée. Effleurez-la du pied, et un gardien va rappliquer tout de suite. Pas permis. Il y a des produits toxiques. Il y a un risque de contamination. On vous explique que si on commence à laisser les gens toucher l'eau, ils vont ensuite s'y baigner. Et c'est parfois ce qu'ils font. Le nouveau miroir d'eau au Christian Science Headquarters à Boston ne fait que quelques décimètres de profondeur, mais dès qu'il a ouvert, beaucoup de gens se sont mis à marcher dedans, et même à y nager. Non sans mal, des limites ont été mises à ce genre d'activités, et l'endroit a été rendu à sa fonction ornementale.

    Ce n'est pas bien de mettre de l'eau devant les gens, L'eaupuis de leur interdire d'y accéder. Et pourtant, c'est ce qui s'est passé dans tout le pays. On a installé des mares et des fontaines, et on les a immédiatement dotées de panneaux enjoignant aux gens de ne pas y toucher. Tout aussi frappant est le zèle excessif avec lequel les plans d'eau sont continuellement vidés, nettoyés et remplis, comme si leur fonction première était la maintenance. La fontaine de Grand Old Buckingham à Chicago a quant à elle été interdite d'accès par une clôture électrifiée.

    La sécurité est généralement invoquée pour tenir les gens à distance. Mais il a y a de meilleures façons que l'électrocution pour résoudre le problème. A la fontaine de l'auditorium Forecourt à Portland, les gens ont escaladé pendant six ans un ensemble de rigoles et de cascades. Cela semblait dangereux - le concepteur, Lawrence Halprin, l'avait d'ailleurs conçu pour lui donner cet aspect - mais, depuis son ouverture, aucun accident notable n'est survenu. Cette splendide fontaine témoigne de la confiance dans les gens, et en dit long sur cette bonne ville de Portland.

    Une autre belle chose avec l'eau, c'est son bruit. Quand les gens expliquent pourquoi ils trouvent Paley Park aussi calme et reposant, ils mentionnent toujours la cascade. Celle-ci fait assurément du bruit : 75 décibels à proximité, sensiblement plus que le bruit de la rue. De plus, le bruit en lui-même n'est pas spécialement plaisant. Je l'ai enregistré puis passé à des gens en leur demandant ce que c'était. En général ils faisaient une grimace et parlaient d'une rame de métro, de camions sur une autoroute ou d'autres choses tout aussi désagréables. Dans le parc, cependant, ce bruit est ressenti comme agréable. Il s'agit d'un son blanc qui masque les coups de klaxon ou autres éclats intermittents qui sont l'aspect le plus désagréable des bruits de rue. Il masque aussi les conversations. Même s'il y a beaucoup de gens autour de vous, vous pouvez parler fort à votre voisin - quelquefois c'est quasiment nécessaire - tout en ressentant une impression d'intimité. Dans certaines circonstances, quand la cascade est à sec, le charme est rompu, et nulle part l'endroit ne semble aussi agréable, ou aussi calme.

    Photo du haut : parc public à Lisbonne. Photo du bas : place à Neustrelitz, Allemagne.

     


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  • Les arbresPour entamer cette nouvelle année, la suite de "The Social Life of Small Urban Spaces", de William H. Whyte :

    Il y a toutes sortes de bonnes raisons d'avoir des arbres, mais rien que pour des raisons climatiques, nous devrions faire pression pour en avoir bien plus, et aussi des grands, le long des trottoirs et des espaces ouverts d'une ville. Les règles d'urbanisme applicables aux espaces ouverts de New-York ont sérieusement relevé les exigences : les aménageurs doivent planter un arbre tous les 7,5 m de trottoir. Ces arbres doivent avoir 9 cm de diamètre et être plantés au niveau du sol. Sur les plazas, ils doivent être prévus proportionnellement à l'espace.

    Les arbres devraient être bien  plus étroitement reliés aux espaces asseyables (*) qu'ils ne le sont habituellement. Parmi les espaces que nous avons étudiés, les préférés du public sont de loin ceux qui offrent à la fois une bonne visibilité sur le spectacle environnant et le plaisir d'être assis confortablement au pied d'un arbre. Cela procure une impression d'être entouré, protégé - comme lorsqu'on est sous l'auvent d'un café de rue. Et bien sûr, il y fait aussi plus frais.

    Malheureusement, les haubannages et les plates-bandes sont souvent des prétextes pour interdire de s'asseoir. Et même si ce n'est pas le cas, la complication des aménagements produit les mêmes effets. Tout est tellement encagé qu'il n'y a pas moyen de s'approcher des arbres ou de s'asseoir près d'eux. Quand il y a de grandes plates-bandes, elles sont généralement placées trop haut et leurs corniches sont trop étroites pour offrir du confort.

    Les aménageurs devraient être incités à combiner les arbres et les lieux pour s'asseoir. On devrait aussi les encourager à planter des arbres en groupes. Comme on l'a constaté à Paley Park, lorsque les arbres sont plantés serrés, leur couronne offre une combinaison d'ombre et d'ensoleillement qui est très plaisante. Les tonnelles peuvent avoir le même effet.

    (*) Pourquoi ne pas inventer ce terme pour traduire au mieux "sittable spaces" ?

    Photo : square à Lisbonne.


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  • Alexander Ståhle, "monsieur Sociotopes", évoque 2019Notre inspirateur Alexander Ståhle, chercheur en urbanisme et directeur du bureau d'études Spacescape, est devenu une autorité écoutée en Suède sur les questions de développement urbain durable. Le 31 décembre, le quotidien national Dagens Nyheter lui a posé quelques questions quant à la manière dont il voit l'année 2019 dans son domaine à Stockholm. Voici l'essentiel de ses réponses :

    Quel sera le grand changement à Stockholm en 2019 dans ton domaine ?

    - La politique de circulation durable va avoir un impact réel. Des autoroutes de Stockholm vont être transformées en boulevards urbains agréables. La ville aura plusieurs nouvelles rues piétonnes ainsi que des zones sans voitures. Un réseau cyclable régional va être construit. Les normes imposant des surfaces de stationnement seront supprimées.

    Quel sera le plus gros défi en 2019 ?

    - Amener les Stockholmois à laisser leur voiture à la maison, et découvrir ainsi le bonheur de s'offrir - et d'offrir aux autres - une liberté accrue. Les grands acteurs de la construction et de la vie économique doivent aussi comprendre que les valeurs urbaines sont créées par la distance de marche et les transports en commun, et que les investissements dans de nouvelles routes pour les voitures entravent le développement.

    Et pour les cinq prochaines années ?

    - La ségrégation ne sera pas résolue du jour au lendemain, car elle est intégrée à la structure même de la ville. Une façon de la réduire réellement consisterait à construire des appartements dans des zones résidentielles, et des maisons individuelles dans les gros quartiers d'habitat collectif. Cela augmenterait également la mobilité recherchée sur le marché du logement. Mais les politiciens le voudront-ils ?

    Qu'est-ce qui aurait déjà dû être engagé ?

    - Nous aurions dû abandonner le projet de contournement routier de Stockholm et faire comme à Bogota, capitale de la Colombie : utiliser les crédits des routes pour développer les transports en commun, les réseaux cyclables et les logements bon marché. L'Administration suédoise des transports aurait dû démontrer que ses modèles socio-économiques étaient fondés sur des preuves.

    Photo : vidéo YouTube, pas d'auteur identifié.


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  • Une carte participative pour implanter 100 bancs dans 100 lieuxPour célébrer le 100è anniversaire de l'indépendance de la Finlande, la ville d'Espoo a décidé d'implanter cent bancs publics dans cent lieux différents de la commune, et de leur faire raconter des histoires par l'intermédiaire de codes QR implantés sur chaque dossier. Les habitants ont été invités à proposer les lieux qu'ils considéraient comme idéaux pour l'implantation de ces bancs, en utilisant le service de cartographie participative "Maptionnaire", développé par des Finlandais et présenté dans ce blog il y a deux ans. Soit dit en passant, ce service semble vraiment formidable, mais il est payant, et pour ma part je n'ai encore jamais trouvé le moyen de le vendre du fait de son coût, mais rien ne vous empêche d'essayer si vous connaissez des collectivités capables d'investir dans cet outil.  Bref, Maptionnaire a collecté 650 réponses portant sur 350 lieux, parmi lesquels 100 ont finalement été retenus.

    En attendant que les bancs soient posés, une autre enquête Maptionnaire a été lancée afin de collecter des histoires vécues portant sur chacun de ces bancs et de les rendre accessibles au moyen d'un code QR. Plusieurs histoires pouvaient être enregistrées pour chaque banc, et ce sont au total 1100 histoires qui ont été enregistrées... jusqu'à présent, car le dispositif permet d'ajouter des histoires en permanence toujours via le code QR.

    Cette opération présente au moins trois intérêts dans notre perspective :

    - On peut supposer que les bancs seront à la fois bien placés et utilisés par le public, ce qui n'est pas toujours le cas quand le choix des emplacements est laissé à la seule appréciation des employés municipaux.

    - C'est un nouvel exemple, très concret, d'utilisation de la carte participative appliquée à la mise en valeur des espaces publics.

    - On peut aussi être séduit par la possibilité d'enrichir en permanence le stock d'histoires associées à chaque banc, et donc par l'aspect évolutif de cette réalisation. Les attardés réfractaires à l'usage du smartphone (je sais de quoi je parle !) ne sont évidemment pas concernés, mais il leur reste toujours la possibilité de venir sur ces bancs avec un bon bouquin, car après tout il y a aussi de belles histoires dans les livres.

    L'opération est racontée ici dans une petite vidéo en anglais - et pas en finnois, rassurez-vous. Et vous avez ici une petite vidéo publicitaire pour Maptionnaire ; un bon concept, encore faut-il que les collectivités aient à la fois la volonté et la capacité d'intégrer pleinement cet outil dans leurs processus de décision.


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  • "How to turn a place around" : revoici le rond-point !J'ai reçu hier la nouvelle version de "How to turn a place around", le manuel de réhabilitation des espaces publics édité par l'association américaine PPS (Project for Public Spaces). Cet ouvrage est dédié à notre cher William H. Whyte et s'achève sur une citation de lui. Nous y reviendrons, bien sûr, mais je rappelle que W.H. Whyte a défini il y a une cinquantaine d'années les ingrédients d'un espace public réussi. Il déclarait ainsi que "si vous voulez qu'un espace marche bien, mettez-y de quoi manger", et soulignait l'importance d'offrir des toilettes, le lien fonctionnel avec la proposition précédente étant assez évident. Or, voici que nos porteurs de chasubles réfléchissantes nous apportent une illustration éclatante de ces principes fondateurs, par leur capacité à transformer un rond-point routier en un lieu d'intenses interactions sociales.

    Même si "How to turn a place around" n'a pas du tout le même sens que "How to turn around a place" (la première phrase signifie "comment transformer un lieu" en retournant sa situation, ou si vous préférez "en le mettant cul-par-dessus-tête"), l'image du rond-point n'est pas loin. En l'occurrence, notre propos au sujet du rond-point est de savoir "How to turn around a place around which you turn", vous suivez ? On imagine le parti qu'un Raymond Devos aurait pu tirer de cette figure, mais Ouest-France du 12 décembre (voir ci-contre) nous ramène à des considérations plus pratiques, car nous y apprenons que grâce à l'inventivité desdits porteurs de chasubles, un anonyme rond-point des Herbiers (Vendée) est devenu un des meilleurs sociotopes du moment.

    Jugez plutôt : "Le campement a des airs de guinguette (...). A l'entrée, un feu brûle dans un bidon, alimenté par un important stock de bois amassé derrière la cahute. Et à l'intérieur de celle-ci, un banc construit sur place, une table, une chaise de camping et de nombreuses victuailles. Ici, on prend son café, on mange des viennoiseries, on se réchauffe, avant de retourner à la barrière de péage. Midi et soir, le barbecue est sorti pour faire griller la viande (...). Dernière installation en date, des toilettes sèches à l'arrière du campement. "Ça commence à faire un moment qu'on est là. Jusque là, on allait dans les buissons. Pour les hommes, c'est simple, mais les femmes commençaient à râler (...). Il n'aura fallu que trois planches en bois, un seau et de la sciure". L'article nous apprend également que des liens se sont créés, que des couples se sont formés, et qu'il est même prévu d'organiser un mariage sur place.

    C'est tout à la fois "L'an 01" imaginé par Gébé en 1973, le principe "Lighter / quicker / cheaper" en action, la frugalité heureuse, la décroissance en marche grâce aux palettes et aux toilettes sèches... Il ne reste plus aux porteurs de chasubles qu'à valoriser leur savoir-faire pour promouvoir les techniques de Placemaking dans leurs communes, avec l'aide des bonnes recettes de "How to turn a place around".

     


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