• L'affection dans les espaces publics

    L'affection dans les espaces publicsEn l'honneur de la Saint-Valentin, PPS (Project for Public Spaces) nous offre aujourd'hui sur son site un excellent article, assorti d'une vidéo, sur les marques d'affection comme indice de qualité des espaces publics, et la manière de les mesurer. Cinq critères sont proposés (traduction) :

    - Les "manifestations publiques d'affection" : le fait de s'embrasser, de se tenir par la main ou par le bras... "Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela peut s'observer en n'importe quel point d'un espace public, et pas forcément dans les coins sombres, comme l'a montré W.H. Whyte".

    - Le partage : qu'il s'agisse d'un milkshake ou d'une poignée de main, le partage et la réciprocité sont des indices d'intimité et de confiance.

    - Le contact : au-delà des "manifestations publiques d'affection", une tape sur l'épaule (ou une bise, ou deux, ou trois) représentent des marques d'un comportement affectueux, particulièrement entre connaissances.

    - La proximité : la distance entre des personnes assises est une indication du degré de leur relation, tout comme du degré de "confort social" entre étrangers dans un espace public. Étonnamment, quand il y a beaucoup de gens massés dans un lieu, la tolérance envers la proximité peut augmenter au point que des étrangers peuvent s'installer plus près les uns des autres que des membres d'une même famille dans un lieu moins animé.

    - Le sourire et le contact oculaire : bien que les conventions diffèrent d'une culture à l'autre, le sourire révèle le bonheur dans le monde entier. Mais quand deux personnes échangent un sourire ou un rire, c'est aussi un signe de sociabilité. De la même manière, le simple fait d'échanger un regard avec une autre personne, plutôt que de s'éviter, est un acte de confiance, de respect et de chaleur.

    Ce grand spectacle est souvent ce qui attire les gens dans un espace public, que ce soit pour voir ou pour être vu. L'affection se nourrit de la richesse de la vie publique et y participe tout à la fois. C'est la matière brute du souvenir et du sens du lieu. Par conséquent, comme le disait Lewis Mumford (historien de la civilisation urbaine), "oublions cette foutue bagnole et faisons des villes pour les amoureux et les amis".


  • Commentaires

    1
    Apus
    Mardi 20 Février à 14:50
    Des villes pour les amoureux et les amis
    Ça ferait un beau programme de PLU!!!
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