• Last Child in the Woods : citations

    Last Child in the Woods : citations"Quand un parc est réaménagé pour y créer un terrain de jeux, les enfants y gagnent de l'espace pour jouer au foot, mais ils perdent de l'espace pour des jeux indépendants. Des recherches montrent que les enfants, lorsqu'ils ne peuvent compter que sur leurs propres moyens, sont attirés par les recoins sauvages de tels parcs, les ravins, les pentes rocailleuses, la végétation naturelle.  Lorsqu'un parc est proprement tondu et "paysagé", les recoins où les enfants aiment jouer risquent de disparaître".

    "En 2006, des chercheurs de l'université Cornell (...) étudièrent les influences que des personnes engagées dans l'environnement, âgées de 18 à 90 ans, reçurent dans leur enfance. Il apparut que cet engagement découlait directement du fait d'avoir eu des activités de pleine nature, telles que des jeux en liberté dans les bois, la balade, la pêche ou la chasse avant l'âge de 11 ans. L'étude suggéra aussi que le jeu libre dans la nature est beaucoup plus déterminant que des activités obligatoires organisées par les adultes dans la nature. Paradoxalement, ceci suggère que les organisateurs d'activités dans la nature devraient s'efforcer de rendre ces activités aussi inorganisées que possibles, tout en ayant du sens... ce qui n'est pas simple à réussir".

    "Le bras d'un ruisseau temporaire ou même un fossé entre une maison et une route peut constituer un univers à part entière aux yeux d'un enfant. Les expéditions en montagne ou dans un parc national font souvent pâle figure, pour un enfant, par rapport aux mystères d'un ravin au fond d'un cul-de-sac. En laissant nos enfants nous conduire vers ces endroits à eux, nous redécouvrons les merveilles et les plaisirs de la nature. En les explorant, nous pénétrons dans l'univers des enfants et nous comprenons que ces bouts de nature sont une bénédiction pour eux. En leur montrant notre intérêt pour les déplacements des fourmis à travers ces forêts des elfes, nous leur envoyons un message qui pourra leur rester pendant des décennies, voire passer à d'autres générations."

    "Dans The Thunder Tree, le naturaliste Robert Michael Pyle décrit le lieu de prédilection de son enfance, un vieux canal d'irrigation près de chez lui. Ce fossé, écrit-il, était "un sanctuaire, un terrain de jeux et un refuge, une jungle imaginaire, une cachette, et le lieu de naissance d'un naturaliste". Il y a des "lieux d'initiation, où tombent les frontières entre nous et les autres créatures, où la terre rentre sous nos ongles et où le sens du lieu passe sous notre peau", écrit Pyle. Ce sont "des territoires de seconde main, des habitats tout râpés où vous auriez du mal à trouver quoi que ce soit à aimer". Le naturaliste britannique Richard Mabey appelle de tels environnements, ni aménagés ni protégés, la "campagne non officielle". De tels habitats sont souvent riches en vie et en opportunités de découvertes : en une décennie, Pyle recensa 70 espèces de papillons le long de son fossé".

     


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