• Les parcs britanniques crient misère (mais pas tous quand même)

    Les parcs britanniques crient misère (mais pas tous quand même)Le grand vent purificateur du Libéralisme qui balaie la Grande-Bretagne emporte avec lui les budgets des parcs et jardins publics. C'est ce que nous apprend le quotidien britannique The Guardian, qui lance un appel aux lecteurs pour témoigner des effets de cette politique et envoyer des photos de leurs parcs préférés. Les parcs publics reçoivent 2,6 milliards de visites par an, mais 92 % de leurs budgets ont fait l'objet de coupes et "le pire reste à venir", nous dit-on. Le gestionnaire d'un parc explique que l'Etat finançait 80 % du budget de sa collectivité en 2010 et que cette participation est tombée à 16 % en 2017. Et comme les parcs et jardins ne font pas partie des compétences obligatoires des collectivités locales, c'est leur entretien qui en souffre. Les moyens restants étant affectés en priorité aux espaces verts "emblématiques" des centres, il ne reste plus grand-chose pour les quartiers périphériques et les inégalités sociales s'en trouvent aggravées.

    Si vous pensez que l'appel au mécénat et au "crowdfunding" est la solution, vous pouvez lire ici (Quand le mécénat aggrave les inégalités sociales)  un article de blog consacré aux parcs new-yorkais, qui confirme qu'en la matière, l'argent va à l'argent, et qu'il ne faut guère compter sur ce genre de formule pour réduire les inégalités. Reste à demander aux habitants des quartiers "défavorisés" de se retrousser les manches et de faire le boulot eux-mêmes, le travail au grand air étant d'ailleurs excellent pour la moralité des classes populaires.

    Photo : parc public à Bath.


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